L’accord commercial post-Brexit enfin trouvé, que va-t-il advenir des services financiers ? Le sort de la City de Londres n’est pas acté dans le texte réglementant les futures relations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Mais même si la City a longtemps pensé pouvoir préserver les droits que lui donne le « passeport européen », qui lui permet de traiter les opérations en euros, cela aussi doit changer. Des négociations se poursuivent en fait en parallèle, et jusqu’à mars prochain pour définir un protocole d’accord concernant le secteur.
Même hors de l’Union européenne, la City entend rester une place financière majeure. D’ailleurs, l’approche de l’échéance du 31 décembre n’a pas entraîné l’exode tant annoncé des cadres financiers. La City a de l’avenir, assure le ministre britannique des Finances, Rishi Sunak ce dimanche.
« Maintenant que nous avons quitté l’Union européenne, nous pouvons faire les choses un peu différemment et nous allons nous y mettre. Par exemple, en examinant comment faire de la City de Londres la place la plus attractive pour les nouvelles entreprises du monde entier. »
Rishi Sunak rappelle que l’accord prévoit aussi un cadre réglementaire stable qui garantit de continuer de dialoguer étroitement avec les partenaires européens.
« Je pense que cela doit rassurer tout le monde, tout comme le fait que nous avons une vision ambitieuse pour la City de Londres et les services financiers du pays en général. »
À partir du 31 décembre prochain, la City sera considérée comme faisant partie d’une juridiction d’un pays tiers. Ce qui est négocié, c’est un accès préservé pour les institutions financières britanniques aux marchés européens à travers le système des équivalences.
Par ce système, l’UE s’assure que les réglementations des partenaires britanniques sont au moins aussi strictes que les siennes. Encore un immense chantier qui s’annonce.